La bataille de l’écologie : les banques s’affrontent pour devenir les plus « vertes »

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Le « green » devient un sujet de concurrence entre banques. Les annonces des banques en matière de responsabilité sociale ou de climat permettent non seulement d’afficher des initiatives en faveur de la planète ou de la société, mais aussi de se différencier de la concurrence. Cela peut parfois agacer les autres établissements bancaires.

Un exemple récent est l’annonce du Crédit Mutuel Alliance Fédérale (CMAF) d’un « dividende sociétal » : le groupe s’est engagé à consacrer 15% de son résultat annuel (environ 500 millions d’euros par an) à des projets de transformation environnementale et solidaire. Cette somme sera affectée pour moitié à un fonds d’investissement « à impact », 15% à des opérations de mécénat et 35% à la transformation des pratiques en bancassurance.

Toutefois, la différence de statut entre banques mutualistes et cotées rend difficile la comparabilité de leurs engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale. Par exemple, BNP Paribas a promis dans son plan stratégique à horizon 2025 de mobiliser 350 milliards d’euros « au travers des activités de crédits et d’émissions obligataires durables, liées aux sujets environnementaux et sociaux ». De son côté, le groupe Crédit Agricole a présenté un « projet sociétal » autour de dix engagements, dont le lancement prochain d’un fonds d’un milliard d’euros pour aider l’agriculture et l’agroalimentaire à s’adapter et lutter contre le changement climatique.

Les tensions grandissent aussi entre les banques et les ONG, qui exigent de plus en plus de transparence et de preuves concrètes de leurs engagements. En septembre dernier, Reclaim Finance a présenté un comparateur baptisé « Change de banque » qui permet de comparer les engagements des banques en matière de financement des énergies propres et de la transition énergétique.