Renault-Nissan : Les dessous agités du « news deal »

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Le lundi 7 février, les dirigeants de Renault, Nissan et Mitsubishi ont annoncé les nouvelles fondations de leur alliance. Les deux constructeurs automobiles ont travaillé pendant plus de dix mois pour parvenir à cet accord, ce qui s’est finalement produit le 16 janvier dernier.

Malgré l’intérêt évident pour le nouveau plan, la direction exécutive de Nissan a été confrontée à des réticences internes. Des membres du conseil d’administration étaient préoccupés par les motivations de Renault et le rôle de l’État français, qui détient 15% de Renault. Certains doutaient également de la précipitation de la validation de l’accord.

Cependant, certains administrateurs ont soutenu la nouvelle alliance, la considérant comme une opportunité historique pour Nissan. Après des débats, l’idée de l’accord a finalement été approuvée.

L’accord permettra une remise à plat de la gouvernance des deux constructeurs. Nissan détient 15% de Renault, mais sans droit de vote, tandis que Renault détient 43,8% de Nissan. Cette situation frustrait les deux entreprises. Le nouveau plan permettra de rééquilibrer les participations croisées et de résoudre ces frustrations.

En conclusion, la mise en place de cet accord a été un processus long et difficile pour les deux constructeurs, mais il marquera un nouveau chapitre dans leur alliance.