Taurus a levé 65 millions d’euros pour tokeniser le capital des entreprises.

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La start-up suisse Taurus, spécialisée dans les outils cryptos pour les acteurs institutionnels, prévoit d’ouvrir un bureau à Paris en 2023. Cette entreprise a été fondée en 2018 à Genève par Lamine Brahimi et Sébastien Dessimoz, avec l’idée que le monde de la finance classique et celui des actifs numériques finiraient par converger. Taurus offre aux entreprises des solutions logicielles pour la conservation d’actifs numériques, la connectivité aux réseaux blockchain et la tokenisation.

Avec des clients tels que Credit Suisse et Delubac et Caceis en France, Taurus veut répondre à la demande croissante des institutions pour traiter les actifs numériques. Pour se développer, la start-up a annoncé une levée de 65 millions d’euros dans le cadre d’un tour de table mené par Credit Suisse et comprenant Deutsche Bank, Pictet Group, Arab Bank Switzerland et Investis.

Cette levée conséquente servira à Taurus pour recruter des ingénieurs et se développer sur d’autres marchés, notamment en Amérique, aux Émirats arabes unis et en Europe, y compris en France. La start-up se positionne comme une boîte à outils cryptos pour les acteurs institutionnels et compte se développer sur la tokenisation du capital des entreprises.

En permettant aux entreprises de numériser leur capital sur la blockchain, Taurus vise à faciliter l’échange de titres de manière simple, rapide et peu coûteuse. Pour ce faire, Taurus a créé sa propre plateforme d’échanges, TD.X. Les tokens sont avant tout des titres financiers, ce qui clarifie leur statut juridique et leur fiscalité. La tokenisation pourrait également offrir des avantages économiques et opérationnels aux entreprises privées, en leur permettant d’augmenter leur capital, de faciliter les échanges de titres entre actionnaires existants et même de mettre en place des plans de participation innovants pour leurs employés.

Taurus n’a pas pour objectif de se faire connaître du grand public. Il est acteur B-to-B et pense que ses outils seront proposés à terme par des institutions régulées à leurs entreprises clientes.