Les entreprises chinoises sont susceptibles de faire un retour majeur sur Wall Street

Date:

La Chine a publié de nouvelles réglementations pour les entreprises chinoises qui souhaitent être cotées à l’étranger, mettant fin à une pratique qui avait presque gelé toutes les levées de fonds à Wall Street. Depuis l’été 2021, le pouvoir chinois avait interdit presque toutes les cotations hors de Chine, et avait même forcé Didi, l’Uber chinois, à quitter Wall Street après seulement cinq jours de cotation.

Toutefois, depuis la semaine dernière, la Commission chinoise de réglementation des valeurs a décidé d’autoriser à nouveau les sociétés chinoises à lever des fonds propres à l’étranger sous certaines conditions, ce qui représente un changement majeur par rapport à la pratique précédente. À partir du 31 mars prochain, les entreprises candidates à une introduction sur des Bourses hors Chine devront déposer un dossier auprès du gendarme boursier qui donnera ou non son aval.

Les cotations étrangères devront aussi être approuvées par d’autres organismes de surveillance. Ces règles sont plus strictes que celles qui étaient en place avant l’affaire Didi, où les entreprises de Chine continentale pouvaient être cotées à l’étranger en créant une holding sans avoir besoin d’autorisations nationales. Les banquiers et investisseurs sont prudents quant aux conséquences de ces changements, et personne ne sait encore comment les organismes de réglementation appliqueront ces règles.