La baisse des prix de l’immobilier se propage à travers la France

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Pour la première fois depuis la création des indices Meilleurs Agents, une baisse de prix de l’immobilier résidentiel est observée dans toute la France. Bien que cela ne soit pas considéré comme un krach, les taux d’intérêt élevés découragent les primo-accédants et rendent les ménages moins solvables. Les prix de l’immobilier résidentiel ont baissé de 0,1 % en février et de 0,2 % depuis le début de l’année, selon les indices Meilleurs Agents- « Les Echos ».

Dans les zones rurales, le prix des maisons a chuté de 0,4 % le mois dernier, tandis que cette même baisse de 0,4 % est observée à Paris et dans les dix villes les plus peuplées en moyenne. À Lyon, la baisse mensuelle est de 1 % en février et atteint 2,4 % en seulement deux mois. À Nantes, la baisse est de 2,2 % depuis le début de l’année, et à Lille, le prix de l’immobilier a chuté de 1,8 % en deux mois. Bien que cette baisse de prix généralisée soit sans précédent depuis avril 2018, il faut la remettre dans le contexte de l’euphorie immobilière des dernières années, durant lesquelles le nombre de transactions a presque systématiquement dépassé un million.

Cependant, depuis la remontée des taux d’intérêt, le nombre de transactions a diminué et le pouvoir d’achat immobilier des ménages a été affecté, en particulier celui des primo-accédants. Cette hausse des coûts de crédit entraîne une baisse de la capacité d’emprunt des ménages, qui doivent donc renoncer à leur projet d’acquisition ou s’éloigner des centres-villes.