L’augmentation des prix affecte l’ensemble de l’économie et rend la tâche de la BCE plus difficile

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En raison de l’augmentation de l’inflation, les effets de second tour ont contraint la Banque centrale européenne à maintenir une politique monétaire plus restrictive.

Les partisans d’un resserrement monétaire vigoureux, tels que les « faucons » de l’institution, ont gagné du poids, ce qui a incité les marchés à anticiper des hausses de taux supplémentaires après la réunion du 16 mars. Les taux d’inflation de la zone euro, en particulier l’inflation sous-jacente, ont continué à augmenter, reflétant la diffusion du choc énergétique sur l’ensemble de l’économie.

La hausse des taux est un phénomène mondial, les États-Unis ayant également franchi la barre des 4 % pour l’ensemble des taux, à court et à long terme. Les débats sont vifs au sein de la BCE, car la probabilité qu’elle relève ses taux de 50 points de base en mai et de 25 points de base en juin a augmenté. Cependant, plus la BCE s’aventure loin en territoire restrictif, plus le risque d’effets négatifs sur l’économie augmente.

Deux options s’offrent à l’institution après mars : attendre de voir l’impact de son resserrement sur l’économie ou poursuivre jusqu’à ce que l’inflation de base commence à baisser de manière substantielle.