Le secteur du luxe aspire à combiner croissance et responsabilité sociale et environnementale

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Les grands acteurs du secteur de la mode, qui ont connu une forte croissance depuis la pandémie, se mobilisent pour renforcer leur engagement environnemental.

Chacun a sa propre méthode pour relever ce défi de manière durable. Après deux années de résultats records, les géants du luxe veulent accélérer leurs engagements environnementaux en décarbonant et en favorisant l’économie circulaire, tout en maintenant leurs rendements et profits.

Les marques du luxe, telles que Kering, veulent désormais aller encore plus loin. Kering a annoncé le 17 mars qu’il visait une réduction de 40 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, en effaçant plus de 1 million de tonnes équivalent CO2. Ce défi concerne à la fois les émissions directes de l’entreprise, celles liées à la production des énergies qu’elle utilise, ainsi que les émissions indirectes (scopes 1, 2 et 3). Pour cela, le groupe doit améliorer ses processus de fabrication et de sourcing des matières premières, explorer de nouveaux modèles de développement, notamment la seconde main et la réutilisation de pièces anciennes.

D’autres marques de luxe, telles que Gucci et LVMH, ont également lancé des initiatives pour développer des matériaux écologiques, tels que des fibres en laboratoire et une fourrure écologique. LVMH a également annoncé des objectifs ambitieux pour 2026 et 2030, tels que la fin de l’utilisation de plastique vierge d’origine fossile dans les emballages et l’écoconception à 100 % des produits. L’Oréal s’est engagé à devenir carbone neutre d’ici 2025 en améliorant l’efficacité énergétique et en utilisant à 100 % les énergies renouvelables. Le défi pour 2030 est de réutiliser ou de recycler 100 % des déchets et d’avoir 95 % d’ingrédients biosourcés.