Picnic, la strat-up qui révolutionne la livraison de courses à domicile avec des prix imbattables

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La start-up néerlandaise de livraison de courses à domicile, Picnic, s’installe dans la région Île-de-France en proposant un modèle économique innovant, qui cible des zones souvent ignorées par les autres start-up. Elle se positionne en concurrence directe avec La Belle Vie. Picnic est un supermarché en ligne, tout comme Oda (Norvège), Rohlik (République tchèque), Crisp (Pays-Bas) ou La Belle Vie (France). Ces entreprises vendent leurs produits via une application et se concentrent sur la livraison des courses hebdomadaires, contrairement aux spécialistes du « quick commerce » qui répondent principalement aux besoins urgents.

Avec près d’un milliard d’euros levés depuis sa création en 2015, Picnic est le supermarché en ligne le mieux financé d’Europe. La start-up a développé un modèle de tournée novateur, similaire à celui des laitiers d’antan, afin de réduire au minimum les coûts opérationnels, qui ont été l’un des principaux freins au développement de la livraison de courses en France au cours des dix dernières années. En proposant deux créneaux de livraison (à 17h et à 21h), la start-up livre gratuitement ses produits (pour un panier minimum de 35 euros) avec des camionnettes électriques de Goupil, qui sont le seul point de contact entre les clients et l’entreprise.

En 2021, Picnic a lancé ses activités en France et s’est établi progressivement dans les Hauts-de-France. La start-up compte automatiser de plus en plus ses opérations afin d’augmenter son volume et sa rentabilité. Elle a ouvert un entrepôt futuriste de 40 000 mètres carrés à Utrecht, aux Pays-Bas, qui a coûté environ 100 millions d’euros et qui pourrait être dupliqué dans l’Hexagone. Pour l’instant, la société néerlandaise a ouvert un entrepôt à Moissy-Cramayel, en Seine-et-Marne, où elle stocke ses produits, puis achemine les commandes vers un hub logistique à Champlan, dans l’Essonne, à partir duquel elle dessert une petite quinzaine de villes dans un premier temps.

Picnic a choisi de se développer dans les villes périurbaines pavillonnaires, où il est plus facile de circuler et de se garer, plutôt que dans Paris, qui a attiré de nombreuses start-up de foodtech ces dernières années. La start-up affrontera les grands distributeurs (Auchan, Monoprix, Leclerc, Carrefour), ainsi que Houra ou La Belle Vie, qui s’est taillé une jolie réputation depuis 2015, mais qui se différencie de Picnic en proposant des livraisons le jour même, une gamme plus large de 30 000 références et une réalisation de la moitié de ses revenus à Paris.