Le rachat d’Activision à 70 milliards de dollars penche désormais en faveur de Microsoft

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Le rachat à hauteur de 70 milliards de dollars de l’éditeur de jeux vidéo Activision (connu pour Call of Duty et Candy Crush) par Microsoft suscite depuis quelques mois des interrogations quant à son impact sur le marché vidéoludique. Cependant, les autorités de la concurrence du monde entier commencent à donner des signaux positifs quant à l’approbation de cette transaction. L’autorité antitrust japonaise a notamment jugé que le rapprochement entre Microsoft (fabricant de la console Xbox) et Activision ne restreindrait pas significativement la concurrence dans le secteur vidéoludique, quel que soit le segment de marché. L’enquête a duré à peine deux semaines, et l’autorité japonaise n’a pas jugé nécessaire de poursuivre avec une « phase 2 » d’examen.

De même, l’autorité antitrust britannique a estimé que la transaction n’entraînerait pas de diminution substantielle de concurrence en matière de jeux sur console au Royaume-Uni. Cependant, elle reste préoccupée par l’aspect du « cloud gaming », un marché prometteur à long terme mais encore balbutiant économiquement. Microsoft a conclu plusieurs accords décennaux visant à rendre disponible Call of Duty et/ou son catalogue de jeux maison sur différentes plateformes, y compris sur celles de géants du secteur comme Nintendo, Steam et Nvidia, ainsi que sur des plateformes de cloud gaming de moindre renom telles que Boosteroid et Ubitus.

Bien que ces signaux soient encourageants, Microsoft doit encore faire face à de nombreux obstacles. L’enquête approfondie menée par la Commission européenne n’est pas encore terminée, et la Federal Trade Commission (FTC) aux États-Unis a intenté une action en justice pour bloquer la transaction, qui sera examinée par la justice américaine cet été. Cependant, le marché financier est optimiste quant à l’issue de la transaction, comme en témoigne la récente hausse de près de 18 % du cours de Bourse d’Activision depuis le début du mois de février, portant la capitalisation à 66 milliards de dollars, soit pratiquement la somme payée par Microsoft pour l’acquisition.