Est-ce judicieux d’arrêter d’investir dans l’immobilier en bord de mer ?

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La montée des eaux et l’érosion côtière mettent en danger les propriétés situées en bord de mer. Les résidences secondaires représentent 10% du parc immobilier de la France métropolitaine, dont 40% sont localisées sur le littoral, selon l’Insee. Cependant, certains endroits sont plus exposés que d’autres.

Par exemple, dans les Landes, le trait de côte se retire de 1,7 mètre chaque année en moyenne, et de 2,5 mètres en Gironde, ce qui menace directement des milliers de maisons dans les années à venir. La loi climat et résilience donne de nouvelles prérogatives aux municipalités pour adapter leur politique d’aménagement en cas d’érosion.

Elles disposent notamment d’un droit de préemption sur les zones vulnérables à l’érosion. Un décret de 2022 identifie les 126 communes particulièrement exposées aux phénomènes hydrosédimentaires et visées par ces mesures juridiques, dont une trentaine en Nouvelle-Aquitaine, 16 en Normandie, plus de 40 en Bretagne, et seulement deux en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La Baule-Escoublac, Biarritz et Arcachon figurent en tête de liste des dix villes les plus menacées par l’érosion et qui concentrent le plus de résidences secondaires. Les municipalités cherchent des moyens de limiter les risques, mais il est important que les acheteurs évaluent les risques d’inondation, de submersion et de destruction avant d’acquérir une propriété sur le littoral.