Le Parlement suisse critique la fusion de Credit Suisse et UBS

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Les membres du parlement suisse ont exprimé leur mécontentement mardi, suite à la décision d’accorder une aide financière à la banque Credit Suisse, lors d’une session extraordinaire consacrée à l’achat hâtif de cette dernière par sa concurrente UBS. Les parlementaires ont critiqué le sauvetage de la banque et la façon dont il a été réalisé par le gouvernement suisse sans consultation préalable avec eux ou les actionnaires. Le président de la Confédération helvétique, Alain Berset, a défendu la décision prise par le Conseil fédéral, affirmant qu’il n’y avait pas suffisamment de temps pour discuter de la question avec les parlementaires.

Toutefois, la défense du gouvernement n’a pas convaincu les parlementaires, qui ont dénoncé le « tapis rouge » déroulé pour les banques et leur sauvetage avec de l’argent public, tandis que les PME doivent assumer les risques de leurs actions. Les élus de la gauche ont également critiqué le prix « dérisoire » payé par UBS pour l’acquisition de Credit Suisse.

Malgré leur mécontentement, les garanties pour le sauvetage de la banque ont finalement été approuvées par les élus de la chambre haute, bien que cela soit de mauvaise grâce. Toutefois, la chambre basse du Parlement a voté contre ces garanties, à la suite d’un débat houleux qui a duré des heures. Le message politique envoyé au gouvernement est fort, bien que les garanties offertes à UBS pour entériner la reprise de Credit Suisse aient déjà été octroyées et ne puissent être bloquées.

Enfin, les élus des deux chambres ont également évoqué une possible action en justice à l’égard des organes dirigeants de Credit Suisse pour les manquements ayant conduit à la situation actuelle. Le gouvernement a réagi en retirant les bonus et les primes des plus hauts dirigeants de Credit Suisse pour les années 2022 et 2023.