Les banques pourraient subir une perte de 4 milliards de dollars à cause de la dette de Twitter

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Les banques cherchent à se débarrasser de la dette qu’elles ont accordée à Elon Musk pour l’acquisition d’un réseau social, en espérant la vendre sur le marché à une décote importante en raison de la hausse des taux depuis l’annonce de l’opération fin octobre. Les banques américaines, notamment Goldman Sachs, Bank of America et Credit Suisse, ont du mal à se défaire des 40 milliards de dollars de dettes LBO liées à la guerre en Ukraine.

Elles ont été contraintes de céder ces dettes sur le marché en offrant des décotes plus importantes que prévu, entraînant des pertes considérables. Le mois dernier, ces banques ont entrepris de céder une ligne de financement d’acquisition de 15 milliards de dollars accordée à Citrix, mais à des conditions très tendues.

La dette de Citrix a été syndiquée dans le marché pour 3,8 milliards de dollars avec une décote de 21 %. Le plus gros problème des banques reste la dette d’acquisition de Twitter, accordée à Elon Musk pour 13 milliards de dollars sur une offre de 44 milliards. Cela représente l’une des plus grosses dettes de tous les temps, selon le Wall Street Journal. Les pertes sur ce crédit pourraient atteindre 4 milliards de dollars, selon Bloomberg. BNP Paribas et Société Générale ont participé au financement de ce crédit à hauteur d’environ 1,35 milliard de dollars.

Pour le moment, les banques anglo-saxonnes ne portent pas les crédits dans leurs livres et le prêt Twitter rapporte, mais le niveau de décote que les banques devront accepter au regard des conditions de souscription de départ sera le juge de paix. Les banques attendent que le business model de Twitter se stabilise avant de tester le marché. Elon Musk a affirmé qu’il intervenait pour sauver le réseau social de la banqueroute et que ses efforts pour réduire les coûts pourraient ne pas suffire.

Le réseau social a effectué un premier versement trimestriel d’intérêt fin janvier pour 300 millions de dollars auprès de ses créanciers, selon le Financial Times.