L’Italie compte sur la Dolce Vita pour devenir leader dans le secteur du tourisme haut de gamme

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L’Italie est l’une des destinations touristiques les plus populaires en Europe, mais elle souhaite mieux gérer les flux de touristes de masse et attirer les clients haut de gamme. Les maires de villes telles que Florence, Venise et Rome réclament une loi spéciale pour mieux encadrer le tourisme de masse et encourager le tourisme de luxe, qui a un impact économique significatif.

Selon une étude menée par l’European Cultural and Creative Industries Alliance (ECCIA), le marché du tourisme de luxe pourrait tripler en dix ans, offrant une opportunité économique pour l’Italie. Toutefois, pour tirer profit de cette croissance potentielle, il est nécessaire de moderniser les infrastructures, d’assouplir la délivrance de visas et d’améliorer la formation hôtelière pour répondre aux normes internationales.

L’Italie propose déjà des hébergements de luxe tels que des villas, des châteaux et des complexes hôteliers haut de gamme, qui ont augmenté de 12 % par rapport à 2019. Les revenus générés par les touristes de luxe en Italie augmenteront de 26 % pour les années 2020-2024, tandis que ceux des touristes de luxe étrangers augmenteront de 31 %. La clientèle russe a fortement diminué en raison de la guerre en Ukraine, mais la clientèle américaine et européenne est restée fidèle.

Le tourisme haut de gamme représente 25 % du marché touristique en Italie et a un impact économique significatif, générant environ 7 milliards d’euros de dépenses pour le logement et 25 milliards d’euros de dépenses sur place. De plus, le secteur de l’hôtellerie de luxe emploie en moyenne deux fois plus de personnel que les hôtels de masse.

Rome veut rattraper son retard sur Milan, qui est la troisième ville la plus prisée pour les touristes de luxe, après Paris et Londres. Milan possède la via Monte Napoleone, l’artère commerciale la plus chère d’Europe, tandis que Rome est à la cinquième place du classement. Toutefois, Rome est en train de se réveiller avec l’inauguration de nouveaux palaces tels que le Bulgari et le Minerva, qui devraient ouvrir leurs portes en 2023 et 2024 respectivement. Au cours des trois prochaines années, 15 palaces supplémentaires seront construits ou rénovés à Rome pour améliorer les capacités hôtelières de la ville. Les grands groupes hôteliers internationaux ne représentent que 7 % du marché italien, ce qui est bien inférieur à la moyenne internationale de plus de 30 %. Toutefois, Rome vise à doubler le nombre de lits proposés par sa rivale du Nord, Milan, d’ici cinq ans.