Le poids fiscal des résidences secondaires augmente de plus en plus dans le marché immobilier

Date:

Le président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), Christophe Demerson, qualifie la fiscalité appliquée aux propriétaires de résidences secondaires de « confiscatoire ».

En dix ans, la taxe foncière qu’ils doivent payer a augmenté de près de 30 %, soit trois fois l’inflation et trois fois l’augmentation des loyers. Bien que la taxe d’habitation ait été supprimée pour leur résidence principale, les propriétaires de résidences secondaires en sont toujours redevables.

En outre, l’année 2023 pourrait réserver de mauvaises surprises pour ces propriétaires, car de nombreuses communes pourraient augmenter leurs taux d’imposition pour compenser la perte de recettes liée à la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales.

De plus, le coefficient de revalorisation des valeurs locatives cadastrales qui servent de base d’imposition à la taxe d’habitation et à la taxe foncière va augmenter de 7,1 %, ce qui n’a pas été vu depuis 1986. Les propriétaires de résidences secondaires pourraient donc faire face à une hausse simultanée de la base de calcul de leur taxe d’habitation et de leur taux d’imposition, ce qui représente une double peine pour eux.

En outre, certains propriétaires pourraient être soumis à une surtaxe, car les communes sont autorisées à majorer de 5 % à 60 % la part de la cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires leur revenant. La loi de finances pour 2023 élargit la liste des communes susceptibles de voter cette surtaxe, ce qui signifie que 4 000 à 5 000 communes seront en mesure de le faire au titre de la taxe d’habitation 2024.