Les nouvelles possibilités du déficit foncier dans l’investissement immobilier locatif

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Le déficit foncier est une pratique qui peut permettre de réduire l’imposition des revenus locatifs, sous certaines conditions.

Contrairement aux revenus mobiliers, les revenus fonciers sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui peut porter le taux d’imposition à plus de 60 % pour les contribuables de la tranche la plus élevée.

Cependant, les investisseurs immobiliers ont la possibilité d’utiliser le mécanisme du déficit foncier pour alléger la facture fiscale. En effet, le propriétaire d’un logement proposé à la location nue peut bénéficier d’un avantage fiscal si ses charges locatives sont supérieures à ses recettes.

Le déficit foncier est plafonné à 10 700 euros par an et peut être imputé sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Le nouveau dispositif prévoit le doublement du déficit foncier imputable au revenu, portant le plafond annuel de 10 700 euros à 21 400 euros.

Cependant, pour bénéficier de cette mesure, il faut réaliser des travaux de rénovation énergétique afin de sortir le logement du statut de « passoire énergétique », en passant d’une classe E, F, ou G à une classe A, B, C ou D. Cette mesure s’applique pour les dépenses de rénovation énergétique réalisées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025.

Il est à noter que le choix de l’imposition au réel est irrévocable pendant trois ans et que l’option du régime micro-foncier n’est valable que pour les revenus fonciers inférieurs à 15 000 euros par an.