Les start-up se fixent pour objectif la Lune avec la technologie spatiale

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TechTheMoon, l’unique incubateur européen consacré aux start-up de la Lune, a été lancé par le Centre national d’étude spatial (CNES) en 2021.

Dix start-up ont déjà été recrutées pour bénéficier des laboratoires et des compétences du CNES pendant douze mois ainsi que d’une enveloppe de 50 000 euros accordée par Nubbo, un incubateur deeptech toulousain financé par la région Occitanie. Une quinzaine de dossiers ont été déposés en 2021 et dix autres start-up rejoindront le programme d’ici à la fin de 2023.

Les jeunes pousses peuvent bénéficier d’un espace de test similaire à celui de la Lune ou de Mars pour « spatialiser » leur produit ou service en tenant compte des paramètres de déplacement spatial. L’objectif de l’incubateur est de faire émerger des innovations françaises indispensables à l’exploration spatiale, car le véritable enjeu géostratégique est la conquête de Mars.

« La nationalité des astronautes dépend du nombre d’équipements fournis à la Station spatiale internationale (ISS) », explique Alexis Paillet, chef de projet Spaceship, le réseau européen consacré à l’exploration spatiale au CNES. La France espère envoyer son astronaute Sophie Adenot en décembre 2025 pour s’installer pendant six jours au pôle Sud de la Lune.