Il est difficile pour Renault et Nissan de réaliser leur nouvelle alliance.

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Malgré l’optimisme affiché par les dirigeants de Renault, la signature de l’accord avec Nissan prend du retard en raison de divergences internes chez le constructeur japonais.

Bien que les dirigeants des deux groupes aient tenu des discours rassurants lors de l’assemblée générale des actionnaires de Renault et de la publication des résultats annuels de Nissan, la finalisation de l’accord sur la refonte de l’alliance se fait toujours attendre et pourrait prendre encore des mois.

Les questions de propriété intellectuelle continuent de freiner les discussions. En outre, bien que les deux groupes aient annoncé de nouveaux projets industriels communs il y a trois mois pour illustrer le renouveau de leur collaboration, ils semblent plus motivés par l’« agilité stratégique » que leur confère la nouvelle donne, c’est-à-dire la possibilité de jouer leur partition sans l’autre, à court terme du moins.

Malgré la prise de participation que doit faire Nissan dans Ampere, l’entité consacrée par Renault à l’électrique et aux véhicules connectés, les retards continuent en raison de dissensions internes chez Nissan. Les relations entre Makoto Uchida, le directeur général de Nissan, et Ashwani Gupta, son numéro deux, se sont encore plus compliquées ces dernières semaines.

Les discussions risquent donc de continuer à prendre du temps, alors que la question d’un éventuel départ de Gupta est sur la table.