Getir envisage la suppression de 900 emplois en France

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La filiale française du groupe turc spécialisé dans la livraison ultrarapide de courses à domicile, Getir, se trouve actuellement en redressement judiciaire et a dévoilé un plan de « réorganisation » visant à garantir sa présence durable en France. Malheureusement, cette réorganisation pourrait entraîner la suppression de la moitié des effectifs en France.

Le groupe Getir, qui détient les filiales Gorillas et Frichti, toutes deux placées en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris, a soumis son projet de réorganisation à son comité social et économique. L’objectif de ce plan est de préserver la présence du groupe en France, et cela pourrait entraîner la fermeture de certains « dark stores », les lieux où les produits sont stockés en vue de leur livraison.

Getir n’a pas communiqué publiquement sur ses effectifs, mais selon la CFDT, le groupe compterait environ 900 emplois en France, répartis entre 500 chez Gorillas et 400 chez Frichti.

Dans un communiqué, le groupe a affirmé qu’il respecterait les indemnités légales requises et mettrait en place des mesures de reclassement pour certains employés au sein des trois entités. De plus, un accompagnement professionnel personnalisé ainsi qu’une cellule de soutien psychologique seront mis en œuvre pour aider les employés à trouver un nouvel emploi ailleurs.

Cette annonce survient près de deux ans après l’entrée en force de Getir sur le marché français. À l’époque, l’entreprise turque se positionnait en tant que précurseur du « quick commerce », offrant une livraison ultrarapide à domicile ou sur le lieu de travail. Cette tendance a connu un essor pendant les confinements liés à la pandémie de Covid-19 et a bénéficié de levées de fonds importantes en 2021 et 2022. Cependant, l’activité peine désormais à être rentable.

Getir France a expliqué que l’environnement actuel était défavorable, notamment en raison de l’inflation, des loyers élevés et du grand nombre de baux commerciaux. L’entreprise a également mentionné les complexités supplémentaires liées à l’évolution de la réglementation, faisant allusion à la décision du gouvernement d’autoriser les municipalités à réguler l’implantation des « dark stores ».