Le secteur maritime offre de belles perspectives aux start-ups

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Plus de 1 200 start-ups françaises se consacrent à des problématiques telles que la protection des océans, la biodiversité et l’aquaculture verte. Cet écosystème est en pleine effervescence, mais il peine à attirer les financements nécessaires.

La France, avec ses territoires d’outre-mer, possède le deuxième plus vaste domaine maritime au monde, après les États-Unis. Malgré son importance dans l’économie française, les start-ups œuvrant dans le domaine de l’océan et de la mer ont du mal à attirer les investissements.

« Le monde maritime évolue en marge du reste du monde, notamment sur le plan économique, pour une raison simple : les start-ups sont implantées en bord de mer. Il s’agit de l’un des seuls secteurs d’activité où plus de 80 % des opportunités de financement se trouvent en région, tandis que 80 % des investisseurs sont basés à Paris », explique Jérôme Guéret, responsable d’Impact Ocean Capital, un fonds de 40 millions d’euros dédié à l’économie maritime au sein de Go Capital. En d’autres termes, c’est un secteur discret, industriel et fortement ancré localement.

Pourtant, la France peut se vanter d’être à la pointe de la recherche dans ce domaine, avec des institutions telles que l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et les grandes écoles. S’ajoutent à cela de nombreux incubateurs de start-ups, tels que Ze Box à Marseille, dirigé par l’armateur CMA CGM, et Nausicaa à Boulogne-sur-Mer.

« La vie marine est l’un des objectifs de développement durable de l’ONU qui connaît la croissance la plus rapide, mais qui est sous-financé à l’échelle mondiale », souligne le rapport de Dealroom sur les start-ups à impact en 2022. « L’enjeu est fondamental : l’océan est le plus grand réservoir de carbone au monde, et pour préserver notre vie terrestre, il est essentiel de protéger la mer », ajoute Jérôme Guéret, qui a recensé environ 1 200 start-ups françaises dans le secteur maritime.

Certaines parviennent néanmoins à réaliser des levées de fonds significatives. C’est le cas de Spinergie, une entreprise proposant un logiciel mesurant et optimisant les performances des navires (éoliens offshore, transport de vrac, etc.), qui a récemment levé 11 millions d’euros auprès d’Iris Capital et de Blue Ocean après plusieurs années d’autofinancement.