Le président de la Banque des Pays-Bas met en garde contre une période prolongée de taux d’intérêt élevés

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Las Knot prévoit deux autres augmentations des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne lors des réunions de juin et de juillet, avec une augmentation de 25 points de base à chaque fois. Selon le banquier central néerlandais, cela est nécessaire car l’inflation sous-jacente n’a pas encore atteint son sommet. Il souligne également que l’activité industrielle dans la zone euro diminue et que les matières premières sont moins chères qu’il y a un an. Cependant, il estime que l’inflation élevée pourrait persister en raison de l’inflation sous-jacente, en particulier dans le secteur des services où les salaires constituent l’un des principaux risques à la hausse pour l’inflation.

Concernant l’impact des hausses de taux déjà effectuées par la BCE, Knot mentionne qu’il devrait y avoir un décalage d’environ 18 à 24 mois dans la transmission monétaire. Il affirme que les effets réels sur la croissance et l’inflation commenceront à se faire sentir à partir de maintenant, mais que des indications plus claires seront disponibles après l’été. Il considère qu’il est encore trop tôt pour déterminer le taux terminal, mais il pense qu’il faudra maintenir des taux élevés pendant une période assez longue une fois que le pic sera atteint.

En ce qui concerne les effets déstabilisateurs des hausses de taux, Knot est convaincu que l’évitera toute contagion sur les marchés financiers. Il affirme que la BCE continuera d’utiliser sa politique de taux d’intérêt pour remplir son mandat de ramener l’inflation à 2 % à moyen terme. Cependant, il souligne la nécessité de se préoccuper davantage de l’intermédiation financière non bancaire en Europe, telle que les compagnies d’assurances, les fonds de pension et les fonds d’investissement, qui pourraient être plus exposées aux effets des hausses de taux.

En ce qui concerne la situation économique de la France, Knot souligne qu’il n’appartient pas à la banque centrale de donner des notes aux États membres de la zone euro. Cependant, il estime que tous les pays doivent remplir leurs obligations pour assurer la stabilité de l’union économique et monétaire. Il mentionne que la France, comme d’autres pays, doit encore faire des progrès pour favoriser la croissance de la productivité et rationaliser le rôle du gouvernement dans l’économie. Il note cependant que la réforme des retraites en France est positive et que tous les États membres devraient entreprendre des réformes similaires.