Immobilier : Le taux maximal des prêts atteint près de 4,7 %

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Le taux d’usure, qui correspond au taux maximum auquel les banques sont autorisées à accorder des prêts, a été publié dimanche dans le Journal Officiel. Il sera désormais de 4,68 % pour les prêts d’une durée de 20 ans et plus, ce qui représente presque un doublement depuis le début de l’année 2022.

Ce taux d’usure est suivi de près par les banquiers, car il détermine la limite légale à ne pas dépasser lors de l’octroi d’un prêt. Il vient d’être révisé à la hausse, selon un avis publié dans le Journal Officiel le dimanche. À partir du 1er juin, les prêts immobiliers pourront être accordés jusqu’à un taux de 4,68 % pour une durée de 20 ans et plus. En avril, ce taux était de 4,52 %, et le mois précédent, il était de 4,24 %. Depuis le début de l’année, il a augmenté de 112 points de base, soit 1,12 %.

La comparaison avec janvier 2022, juste avant que la Banque centrale européenne (BCE) ne commence à augmenter son taux directeur, est encore plus frappante. À cette époque, le taux d’usure pour un prêt sur 20 ans n’était que de 2,41 %. En l’espace de 18 mois, le plafond a donc presque doublé.

Les banques et les courtiers ne sont pas surpris par cette nouvelle, car ils récoltent les fruits d’un combat mené à la fin de l’année 2022. Cela leur permet maintenant d’ajuster plus rapidement leurs tarifs en réponse au resserrement monétaire initié par la BCE, dans le but de contrer l’inflation dans la zone euro.

En effet, les établissements de prêts et les courtiers avaient plaidé pour une actualisation plus fréquente du calcul du taux d’usure, qui est normalement trimestriel, proposant une mise à jour mensuelle. La formule actuelle prévoit de prendre la moyenne des taux de crédit (y compris l’assurance emprunteur et autres frais) accordés au cours des trois derniers mois, majorée d’un tiers. Cette actualisation mensuelle est théoriquement en vigueur jusqu’en juillet, avant un retour au rythme trimestriel.

Selon les professionnels du crédit, actualiser le seuil de l’usure seulement tous les trois mois posait un inconvénient majeur alors que les taux continuent d’augmenter et que les ressources des banques deviennent plus coûteuses. Une partie des clients, considérés comme plus risqués ou devant emprunter sur une durée plus longue, ne peut temporairement pas obtenir de financement tant que les banques ne peuvent pas répercuter le coût du crédit.