L’inflation a connu une nette décélération en France au mois de mai

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Le rythme d’augmentation des prix a diminué de 5,9 % en avril à 5,1 % en mai par rapport à l’année précédente, selon les données publiées ce mercredi par l’Insee. En ce début de printemps, la consommation de biens est restée faible.

Ce mercredi matin, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est réjoui de la situation. « L’inflation en France ralentit considérablement », a-t-il déclaré à plusieurs reprises sur France Inter. En effet, en mai, l’augmentation des prix à la consommation dans le pays est redescendue à 5,1 % sur un an, après avoir atteint 5,9 % en avril, selon les données provisoires publiées par l’Insee.

C’est une bonne surprise : dans une note publiée le 5 mai, l’institut de la statistique prévoyait encore une inflation de 5,7 % ce mois-ci, suivie d’une baisse à 5,5 % en juin.

« Pour la première fois depuis un an, l’augmentation annuelle des prix à la consommation descend en dessous du plateau qui était d’environ 6 % », a observé Julien Pouget, chef du département de la conjoncture de l’Insee, dans un tweet.

En ce qui concerne le mois de mai 2023, les prix seraient même presque stables (-0,1 %) par rapport au mois précédent (+0,6 % en avril).

Cette accalmie s’explique en grande partie par la baisse des prix de l’énergie, mais la bonne nouvelle est que la hausse des prix se modère dans tous les secteurs, à l’exception du tabac. Elle ralentit dans les services, passant de +3 % en avril à +3,2 % en mai sur un an, tout comme pour les produits manufacturés (+4,1 % après +4,6 %).

Bien que les consommateurs français ne s’en rendent peut-être pas compte lorsqu’ils font leurs courses, l’augmentation des prix dans les rayons alimentaires s’est également légèrement atténuée. Sur un an, les tarifs affichent toutefois une augmentation de 14,1 % en mai, contre 14,9 % en avril. « Les distributeurs ont respecté leurs engagements en matière de lutte contre l’inflation », s’est félicité Bruno Le Maire, tout en rappelant que cette action serait prolongée au-delà du 15 juin. Alors que le ministère de l’Économie espère que le pic d’inflation sera passé au premier semestre, Bruno Le Maire a une fois de plus mis la pression sur les industriels de l’agroalimentaire