Nvidia atteint une capitalisation boursière dépassant les 1 000 milliards de dollars

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Le fabricant de processeurs graphiques franchit un nouveau record avec une capitalisation boursière dépassant les 1 000 milliards de dollars, porté par l’engouement mondial pour ses puces d’intelligence artificielle. La société vient de lancer une plateforme de supercalcul dédiée à la création de successeurs pour ChatGPT.

Nvidia a atteint un nouveau sommet en dépassant les 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, propulsé par la forte demande mondiale de ses puces indispensables à l’intelligence artificielle. Après avoir augmenté de 25 % la semaine dernière suite à l’annonce d’excellentes perspectives pour le prochain trimestre, l’action a progressé de plus de 4 % à l’ouverture de la bourse de Wall Street. Ainsi, Nvidia rejoint le club très exclusif des géants valorisés à plus de 1 000 milliards, qui compte déjà Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet et Saudi Aramco.

Les marchés ont salué les annonces faites par Nvidia lors du salon Computex à Taïwan. C’était la première fois en quatre ans que Jensen Huang, le PDG-fondateur, prenait la parole en public. Le « Grand Patron » des puces graphiques a saisi cette occasion pour passer deux heures sur scène lors d’un discours d’ouverture. Au programme, de nombreuses annonces liées à l’intelligence artificielle.

Jensen Huang a déclaré devant une salle comble que le monde se trouve au « point de bascule d’une nouvelle ère informatique », confirmant ainsi la volonté de l’entreprise américaine de s’investir davantage sur ce marché en pleine expansion, notamment avec le phénomène ChatGPT. « L’IA est un ordinateur incroyable, très facile à programmer. […] Vous pouvez parler la langue de votre choix, vous pouvez même générer des dessins », a ajouté le PDG. « Nous venons de transformer tout le monde en développeur. »

Lors du salon, Jensen Huang a présenté une large gamme de nouveaux produits et services, dont un partenariat avec SoftBank pour créer une IA capable de « transformer les appels vidéo 2D en expériences 3D ». Parmi les autres annonces, on compte une nouvelle architecture pour la création de serveurs dédiés au calcul accéléré, une solution basée sur l’IA permettant des dialogues avec des personnages non-joueurs dans les jeux vidéo, ainsi qu’une plateforme dédiée à la robotique industrielle. Jensen Huang a lui-même commenté à la fin de son discours en disant : « C’est trop, je sais que c’est trop ».

Cependant, la pièce maîtresse des ambitions de la société est une nouvelle plateforme de superordinateurs IA appelée « DGX GH200 ». Selon Jensen Huang, cette plateforme est déjà en pleine production et offre une performance de 1 exaflop et 144 téraoctets de mémoire partagée. Elle devrait notamment permettre aux entreprises technologiques de créer de grands modèles de langage pour les chatbots IA génératifs, similaires à ceux d’OpenAI. Le PDG a ajouté : « Nous sommes ravis que Google Cloud, Meta et Microsoft soient les premières entreprises au monde à y avoir accès ».