Les achats de printemps ralentissent la baisse des prix immobiliers.

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Le marché immobilier résiste face à un contexte difficile, selon les indices Meilleurs Agents – « Les Echos » du 1er juin. On observe une légère reprise printanière, surtout dans les régions où les prix au mètre carré restent abordables. Cependant, la tendance à la baisse ne semble pas prête à s’inverser.

Cela ressemble à une petite éclaircie dans un ciel menaçant. En mai, le cycle de baisse des prix dans l’immobilier ancien a marqué une pause, d’après les indices Meilleurs Agents – « Les Echos » au 1er juin. Alors que le baromètre mensuel était dominé par le rouge depuis le début de l’année, certains indicateurs sont repassés au vert le mois dernier.

« Il y a une petite parenthèse, mais cela ne signifie pas la fin de la baisse des prix. On observe un léger effet saisonnier dû à une légère reprise d’activité dans certaines régions, notamment les moins chères », explique Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents.

Le prix moyen au mètre carré des logements anciens en France est resté stable en mai et a baissé de 0,4 % depuis le début de l’année. Cette tendance, en apparence insignifiante, cache en réalité plusieurs points importants.

Une embellie dans les villes les moins chères Parmi les faits marquants, l’indice du prix des appartements dans les 50 principales villes de France, en dehors de Paris, a connu une hausse en mai (+ 0,3 %) après plusieurs mois d’incertitude. « La dynamique est soutenue par les villes les plus abordables », remarque Thomas Lefebvre.

Certaines villes semblent avoir connu une légère reprise, comme Marseille, Montpellier ou Rennes, tandis qu’à Bordeaux et Lyon, où les prix par mètre carré sont plus élevés, la baisse des prix se poursuit doucement. Depuis janvier, la valeur immobilière a respectivement baissé d’environ 4 % et 5 % dans ces deux villes.

À Paris, les prix continuent de s’ajuster, enregistrant une légère baisse de 0,2 % le mois dernier, à un rythme deux fois moins élevé qu’en avril (-0,5 %). Le prix moyen au mètre carré atteint désormais 10 081 euros dans la capitale.

« Avec la préparation de la rentrée de septembre, nous observons une légère activité printanière. Cependant, cela reste très limité, car les prix restent toujours trop élevés par rapport aux conditions de financement des ménages », constate Thomas Lefebvre.

Dans les zones rurales où les prix au mètre carré sont parfois inférieurs à 2 000, voire 1 000 euros, l’équation du crédit est beaucoup plus facile à résoudre. Contrairement à la tendance générale, les prix continuent d’augmenter dans ces communes périurbaines. Depuis janvier, ils ont augmenté de 1,3 %.